Chapitre 3 Les lettres non envoyées

 

Ronan y songeait souvent… Alice… ces cheveux blonds et long, la voir là sur son cheval, si inaccessible en tout point. 

 

Il repensait à cette bague passée à son doigt, elle lui faisait froid dans le dos. 

 

 

Elle sera bientôt la femme de quelqu’un, inaccessible à jamais. Il savait qu’elle n’avait pas choisi, et cela allait à l’encontre de ses convictions. 

 

oh Ronan savait bien où Alice vivait, il l’avait souvent suivi discrètement. 

 

Les rues de Paris s’était assombris, le temps était calme, il ne pensait qu’à elle. Elle était si belle, pure et innocente. 

 

Il rêve d’une vie où il peut lui offrir la liberté, l’amour, sans contrainte, sans obligation. 

 

Il savait que c’était possible, du moins qu’il essayerait. Il n’avait qu’à l’enlever finalement ? 

Elle ne l’avait pas repoussé à son baiser, elle devait bien ressentir quelque chose. 

 

À l’aube il se rendit au bois de Boulogne. Il patienta longtemps. En vain. Alice n’était pas la. 

 

Il approcha sa rue, où il entendit des festivités. Il comprit immédiatement que c’était les fiançailles d’Alice que l’on célébrait. 

 

Cette idée lui était insupportable, elle n’était pas à vendre, elle méritait mieux ! 

Il essaya d’entrer.. mais le valet à l’entrée l’en empêchait. 

 

Puis il l’a vit au loin, entre deux haies, elle pleurait. Le coeur de Ronan ce sera à cette image, il en était convaincu, il devait la libérer de tout cela. 

 

Il attendit le soir, escaladant la façade de la maison et toquant à sa fenêtre, qu’il avait tant de fois fixé.

 

Elle était à son bureau, à visiblement écrire quelque chose que Ronan ne pouvait apercevoir. Une lettre peut-être ? 

 

Elle finit par entendre le bruit à sa fenêtre, et lui ouvrir. 

 

Aussitôt elle Alice lui dit «  tu n’as pas le droit d’être la, si mon père te voit il te tuera ». 

 

Mais Ronan n’en avait que faire, il plaqua ses lèvres sur les siennes pour la faire terre. Entre deux baiser il lui redemanda «  pars avec moi ». 

 

Il n’eu pas beaucoup de temps avant que le père d’Alice ne fasse du bruit dans l’escalier, l’obligeant à redescendre la façade de cette demeure qu’il avait eu du mal à grimper.

 

Il s’en alla au cabaret, y trouvant un refuge face à cette déception de n’avoir pu emmener Alice avec lui ce soir. 

Elle lui manquait déjà, pourtant ils ne se connaissaient pas, c’était simplement une évidence… 

 

Quelques minutes, une ou deux heures peut-être c’était écoulées depuis son retour au cabaret, il entra là ou les gens s’amusent et chantent. 

 

De dos une femme, les cheveux longs, blonds, une robe de marquise. Elle avait eu le cran de sortir, elle était là, son Alice. 

 

Sans dire un mot, il lui prit la main, la faisant danser au rythme de la musique douce qui passait, les yeux dans les yeux. 

 

Maintenant il savait, il en était persuadé, il ne fabulait pas, elle l’aimait elle aussi et il allait veiller à ce que cet amour soit possible et digne. 

Il l’a raccompagna chez elle en sureté. L’embrassant doucement au passage avant de retourner chez lui. 

 

Ronan c’était amené à mener une double vie, amoureux la nuit, arnachiste le jour.

 

Il était de son devoir de mener à bien ce qu’on lui demandait. Empêcher les nobles de gagner du terrain, de profiter un peu plus des pauvres. 

 

Ironique quand on sait qu’il est tombé amoureux de l’une d’entre eux. 

 

En vérité tout ceci Ronan le faisait surtout pour sa mère, il ne l’avait jamais connu. Paraîtrait qu’elle était tombée amoureuse d’un noble et que ce dernier l’aurait fait souffrir, jusqu’a en mourir. Depuis Ronan ne cherche que vengeance et justice pour sa mère. 

 

Mais en faisait tout cela il risquait sa vie, s’opposer à la République c’était un acte criminel, il le savait, mais même par amour il ne pouvait pas laisser tout ça, il devait faire en sorte que tout homme ai sa place, qu’ils soient égaux. 

 

Il se coucha dans sa petite chambre lugubre, repensa à Alice, la vie qu’il ne pourrait pas lui offrir. En vérité il ne se sentait pas digne d’une telle femme. 

 

Puis cette idée lui devint vite impensable, penser de cette manière c’était pour lui accepter la société qu’on lui impose et qu’il n’accepte pas. 

 

Il pouvait la rendre heureuse, sans argent, sans demeure grandiose certes, juste lui et l’amour qu’il avait à lui offrir. 

 

Il s’imaginait déjà l’emmener loin, vivre leur propre vie. 

 

Il prit une feuille, une plume et décida de lui écrire : 

 

«  Chère Alice, 

ce baiser que vous m’avez offert, je ne cesse d’y pense. 

Mon coeur ne pense qu’à vous et vous appartient. 

Partez avec moi, je vous en supplie, nous serons heureux je vous le promets, je suis votre à jamais » 

 

Il scella cette lettre et demanda à l’un de ses amis de la lui faire parvenir dès l’aube. 

 

Il se coucha le coeur léger d’avoir pu poser ces mots, de les lui avoir envoyés. 

 

Puis il repensa au moment où il avait vu Alice dans sa chambre, elle aussi elle écrivait…

 

Et si elle écrivait à un homme ? À un homme qu’elle aime ? Cette idée lui en donnait mal au ventre…

 

L’idée de ne pas pouvoir lui offrir l’amour qu’il ressentait en était devenue douloureuse…

 

Il en était sur, Alice était la femme de sa vie.

 

 

Ce chapitre a été écrit par Livi, Merci pour ta participation a ce projet commun ☺️