À propos de L'auteur

 

Je travaille aujourd’hui dans le bâtiment. J’ai eu une scolarité compliquée, où l’on me reprochait souvent de ne pas rentrer dans le cadre, de ne pas suivre le même rythme que les autres. Très tôt, je me suis senti à part.

J’ai choisi une voie manuelle dans laquelle je m’épanouis, mais mon imaginaire a toujours pris beaucoup de place. Un détail, une scène, un regard suffisent à déclencher une histoire.

L’écriture s’est imposée naturellement. J’ai commencé sans objectif particulier, avec un premier texte qui n’était pas destiné à être édité, mais qui m’a donné envie d’aller plus loin.

À travers ce roman, j’explore justement cette idée de différence, et ce qu’il se passe quand un système cherche à uniformiser ceux qui ne rentrent pas dans le cadre.

 

À propos de Cédric, et de Leo Fabre

J’ai longtemps hésité à écrire cette page.
Non pas parce qu’elle est difficile, mais parce qu’elle est vraie.

Leo Fabre n’est pas moi.
Mais il n’est pas non plus complètement un autre.

Comme moi, il observe plus qu’il ne parle.
Il doute. Il analyse. Il sent que quelque chose ne tourne pas rond dans le monde qui l’entoure, sans toujours réussir à mettre des mots dessus.

Là où nous divergeons, c’est dans l’assumation.
Leo va plus loin que moi. Il ose là où je freine. Il agit là où je réfléchis encore.

J’ai écrit Leo Fabre comme une version possible de moi-même.
Pas idéalisée. Pas héroïque.
Juste plus droite, plus consciente, plus fidèle à ce qu’elle ressent.

Ce personnage m’a permis de dire des choses que je n’aurais peut-être jamais écrites à la première personne.
Il m’a servi de filtre, de protection… et parfois de révélateur.

Si Leo vous semble réel, c’est sans doute parce qu’il est né d’un endroit très précis :
celui où la fiction commence quand la réalité devient trop étroite.

Ce roman est son histoire.
Mais un peu la mienne aussi.

"Derrière ce qui disparaît, il reste toujours des traces — et que les regarder, c’est déjà refuser l’oubli."

Léo Fabre